Etoile d’Or #4 – Si loin de toi, je suis si seule…

02h30… Je rentre de soirée… Bien trop tôt, je n’ai pas envie de rentrer… Je cherche qui appeler… A cette heure-ci ? Personne… Je passe devant chez toi, je ralenti… Et merde… Qu’est-ce que j’fais ?!!
Merde, merde, merde… Fin du déni… Face à la réalité… J’ai cherché pendant trop longtemps à esquiver, à m’concentrer sur n’importe quel autre problème sans importance, tant qu’il me faisait croire que j’avais d’la peine pour des futilités, beaucoup plus faciles à relativiser du coup… Beaucoup trop longtemps que j’m'accroche à du vide, pensant qu’il t’aurait remplacé… Qu’il aurait pu remplacer notre complicité, nos confidences…
Mais qui nous connaissait si bien l’une et l’autre ? 19 ans qu’on marchait ensemble… Ce soir, je l’aurais appelé pour combler ce vide, sans m’en rendre compte… Mais c’est finit…
Ce soir, on se serait posée, je t’aurais raconté ma soirée, pour une raison que toi seule connaît, tu m’aurais dis « mais vas-yyyyyy » !! LOL. Je t’aurais raconté mes dernières nouvelles, tu m’aurais fais la morale… « Mais Jessica arrête putain lâche l’affaire, c’est pas comme si t’avais pas l’choix !! Et puis ranges ta chambre aussi t’abuses là !! Attend j’vais prendre une photo pour qu’ma mère arrête de dire que ma chambre est en désordre ! »
Tu me manques tellement… Pourquoi m’as-tu laissé tomber… Pourquoi tu m’as abandonnée… Une nuit, je t’ai demandé comment j’allais faire sans toi, tu m’as répondu que tu n’avais pas l’choix et qu’il fallait que tu partes, je t’ai supplié de rester pendant que tu continuais à t’éloigner, et je me suis réveillée… Physiquement…
Aujourd’hui, c’est d’un autre réveil qu’il s’agit… J’ai perdu mon équilibre, j’ai perdu une partie de moi, un de mes repères… Je me suis oubliée, je me suis perdue… Être loin de toi ne m’réussit pas… Je suis entourée, mais je me sens si seule… Seule avec mon autre tiers…

« Je vous donne une seule Divinité et Puissance, existant Une dans les Trois, et contenant les Trois d’une manière distincte. » (Grégoire de Nazianze, Discours, 40, 41) C’est l’idée première de la «tri-unité», une trinité dans l’unité, où chacune des trois personnes n’existe qu’en union avec les deux autres.
« J’envie à l’être d’avoir avec lui ce qu’il a de plus cher… J’ai cherché à comprendre on m’a dit c’est ça la vie… Et une tête qui pense toujours si t’étais en vie… Si t’étais en vie… Dois-je en vouloir à la vie ou à Dieu… Chaque jour que je fais est un pas de plus vers toi… J’ai le mal de vivre pas mal… L’avouer c’est hors mes principes… Mais là c’est plus fort que moi… Tu me manques… »

et merde…